La Société suisse des ingénieurs et architectes (SIA) est surtout connue pour sa collection de normes et de règlements. Elle élabore, entretient et publie de nombreuses normes, règlements, directives, recommandations et documentations qui font autorité pour le secteur suisse de la construction et de la planification.
Sa structure actuelle est complexe, avec environ 200 commissions qui développent ces normes, des sections cantonales, un comité central, des sociétés spécialisées, des groupes professionnels, des conseils d’experts, des réseaux (International, SIA et Femme), le bureau (administration) et surtout l’Assemblée des délégué-e-s (AD) comme organe suprême. Ces divers organes se recoupent en partie mais ont surtout pour objectif d’assurer le flux d’informations dans toute la Suisse.
En outre, ils ralentissent la prise de position, car l’idée de la révision d’une norme par exemple doit d’abord être soumise à l’AD, suite à quoi il faut désigner les spécialistes pour élaborer la norme en question, en discuter en interne et en externe avant de la soumettre aux sociétés spécialisées et groupes professionnels, avant que la dite soit discutée en AD.
Ce processus tout en verticalité ralentit fortement la prise de décisions sans que pourtant toutes et tous se sentent vraiment inclus.
Le comité central a dès lors lancé un projet de réorganisation pour rendre la SIA encore plus efficace et faire collaborer les divers organes de manière optimale et surtout plus horizontale.
Les objectifs en sont de simplifier les processus, de renforcer l’agilité et de favoriser une collaboration interdisciplinaire (en brisant les silos). Une animatrice et un animateur ont modéré deux ateliers pour « faire sortir » les idées de la soixantaine de personnes participantes, en leur demandant de ne pas s’imposer de limites du type « Ce n’est pas réaliste » ou « C’est trop compliqué à mettre en œuvre », mais de noter sur une feuille blanche (au sens littéral du terme) leurs idées.
Le lieu choisi, une ancienne piscine transformée en lieu culturel, avait aussi pour vocation de contribuer au processus. Pour aider aux participant-e-s à mieux se comprendre, deux interprètes ont traduit les propos de l’allemand vers le français et vice-versa.